Vous trouverez dans l'article en lien ci dessous, une information sur une des obligations de la loi ALUR s'agissant de la pollution des sols, en l'espèce dans le Val de Marne :
https://94.citoyens.com/2017/secteurs-pollues-val-de-marne-bientot-annexes-plu,17-11-2017.html
Le Collectif Vigilance Franklin, ou CVF, est une association de santé-environnement
samedi 18 novembre 2017
jeudi 16 novembre 2017
Résultats de la campagne de diagnostics dans les écoles
Le CVF se réjouissait en 2010 du lancement d’une campagne
nationale de diagnostics dans les lieux recevant des enfants, ayant étés
construits sur ou à proximité de sites potentiellement pollués. Nous savions que l’affaire Kodak-Vincennes
était à l’origine de cette campagne de grande envergure et avions eu l’occasion
de discuter de cette action dans le cadre de l’élaboration du Plan Regional
Santé-Environnement 2. Un long travail de croisement des cartes situant les
établissements recevant des enfants avec la base de données BASIAS recensant
les sites industriels potentiellement polluant a été effectué pour déterminer
les lieux devant être investigués. Nous avions toutefois souligné lors
du PRSE 2 que la base de données BASIAS était partiellement lacunaire.http://www.georisques.gouv.fr/dossiers/inventaire-historique-des-sites-industriels-et-activites-de-service-basias#/
En Ile de France, la campagne de diagnostics avait débuté
par les établissements situés en grande couronne. Lorsque cette première
campagne fût achevée, les résultats furent publiés et chaque personne intéressée
a pu lire les résultats de ces diagnostics. Les établissements ayant été classés
en catégorie A, B ou C :
A : Les sols des écoles ne posent pas de problème
B : les aménagements et les usages actuels
permettent de protéger les personnes des expositions aux pollutions, qu'elles
soient potentielles ou avérées. Des modalités de gestion de l'information
doivent cependant être mises en place pour expliquer ce qui doit être fait si
les aménagements ou les usages de lieux venaient à être modifiées.
C : les diagnostics ont montré la présence de
pollutions qui nécessitent la mise en œuvre de mesures techniques de gestion,
voire la mise en œuvre de mesures sanitaires.
A l’issue de la première campagne, 76 % des
établissements étaient classés en catégorie A, 23 % en catégorie B, et 1% soit 4 établissements en catégorie C
Dans le même temps démarrait la seconde vague de
diagnostics. Pendant l’élaboration du PRSE 3, auquel nous avons également
participé, la question a été mise de côté, les diagnostics étant en cours. En
revanche, pour cette seconde vague, nous ne trouvions plus aucune communication
sur le sujet et les liens vers d’éventuelles informations sur les résultats aboutissaient
systématiquement vers ce genre de page : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/404
L’association Robin des Bois a réussi, après avoir dû saisir la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA), à obtenir les résultats de la seconde vague de
diagnostics en Ile de France et les publie ce jour sur son site : http://www.robindesbois.org/votre-ecole-est-elle-toxique-suite/#idf
Sur 123 établissements
diagnostiqués, 71 sont classés en catégorie B, et 5 établissements en
catégorie C. Dans Paris intra-muros, 40 crèches ont été diagnostiquées dont 21
classées B, et 9 classées C. Nous ignorons si les écoles ont été diagnostiquées.
Depuis le début de la semaine, malheureusement, la ville
de Vincennes fait de nouveau parler de ses écoles avec la découverte d’une
pollution aux solvants chlorés au collège Saint-Exupéry ainsi qu’à la crèche
Liberté, mitoyenne au collège. Pollution justifiant la fermeture des
établissements le temps nécessaire à la dépollution de ces tristes reliquats
industriels. Il apparait que ces
établissements n’aient pas été diagnostiqués dans le cadre de cette campagne.
En effet, l’usine ayant probablement
pollué ces sols n’a jamais été répertoriée sur le site BASIAS
S’agissant de la pollution Kodak-Vincennes, le Préfet ayant
décidé l’arrêt de la surveillance, nous avons décidé, à raison de notre vigilance, lors des fortes
précipitations et crues du printemps 2016, de faire procéder à un relevé de
hauteur de la nappe phréatique impactée par la pollution, par un laboratoire
agréé. Nous avons ainsi pu constater une
remontée de la nappe à un niveau qu’elle avait aux alentours de l’année 2003
(mais moindre que dans les années problématiques). Depuis, nous avons pu obtenir de la Mairie
que soit intégrée à l’Agenda 21 de notre ville, une action de surveillance de
cette nappe phréatique.
vendredi 8 juillet 2016
Rapport d'expertise Radiofréquences et Enfants
Le CVF s’est rendu hier à l’issue du Comité de dialogue
Radiofréquences santé de l’ANSES à la restitution aux parties prenantes du
rapport et de l’avis de l’Agence « Radiofréquences
et enfants ».
Le rapport complet ainsi que l'avis sont consultables ici : https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2012SA0091Ra.pdf
L’avis de l’ANSES apporte une avancée importante quant à la
nécessité de revoir à la baisse les niveaux de références réglementaires afin d’assurer
une sécurité suffisante vis-à-vis de la population sensible que sont les
enfants. Il a été rappelé lors de la présentation, que les enfants ne sont pas de "petits adultes", et cela se vérifie par rapport à l'exposition aux radiofréquences. Depuis fort longtemps les associations réclament un abaissement de ces niveaux réglementaires, ceci devient à présent une nécessité au regard de l’expertise de l’ANSES.
En effet, l’avis de l’ANSES, dans son paragraphe sur la
caractérisation des expositions, précise :
« Des modélisations numériques de l’exposition de la
tête montrent que, pour des raisons anatomiques (taille, poids) ou liées aux
propriétés diélectriques des tissus jeunes ou immatures, les enfants peuvent
être plus exposés que les adultes, en particulier au niveau des aires
cérébrales les plus proches de la boîte crânienne.
De plus, les études
ayant évalué le DAS « corps entier » rapportent des niveaux d’exposition plus
élevés chez les enfants que chez les adultes, en particulier dans deux gammes
de fréquence : vers 100 MHz et autour de 1 à 4 GHz. Le DAS peut alors dépasser
les restrictions de base de 40 % lorsque l’exposition est égale au niveau
maximal autorisé pour les adultes (niveaux de référence). Ceci signifie que
pour toute personne de taille inférieure à 1,30 m, les valeurs limites
d’exposition réglementaires sont moins adaptées. »
Si les données analysées n’ont pas permis de conclure, à
l’existence ou non, d’un effet des radiofréquences chez l’enfant sur :
·
le comportement ;
·
les fonctions auditives ;
·
les effets tératogènes et le développement ;
·
le système reproducteur mâle et femelle ;
·
les effets cancérogènes ;
·
le système immunitaire ;
·
la toxicité systémique.
En revanche, les études ont permis de conclure à l’existence
d’effet sanitaire des radiofréquences sur :
·
les fonctions cognitives : les résultats montrant des effets aigus se basent
sur des études expérimentales dont la méthodologie est bien maîtrisée ;
·
le bien-être : ces effets pourraient cependant être liés à l’usage du téléphone
mobile plutôt qu’aux radiofréquences qu’ils émettent.
A l’issu de son expertise, l’ANSES recommande donc de «que
les niveaux de référence visant à limiter l’exposition environnementale aux
champs électromagnétiques radiofréquences (liée aux sources lointaines) soient
reconsidérés, afin d’assurer des marges de sécurité suffisamment grandes pour
protéger la santé et la sécurité de la population générale, et tout
particulièrement celles des enfants.
Dans le cas d’expositions localisées, par exemple de la
tête, avec des sources d’émission telles que le téléphone mobile, les études
analysées montrent que, là encore, les enfants peuvent être plus exposés que
les adultes, en raison de leurs spécificités morphologiques et anatomiques et
de la nature de leurs tissus, avec toutefois une variabilité des résultats très
importante. S’agissant des expositions en champ proche induites par l’usage des
dispositifs de communication mobile, l’Agence considère qu’il est nécessaire ;
· de réévaluer la
pertinence du débit d’absorption spécifique (DAS) utilisé pour l’établissement
des valeurs limites d’exposition des personnes, à des fins de protection contre
les effets sanitaires connus et avérés (effets thermiques) des radiofréquences
· et de développer un
indicateur représentatif de l’exposition réelle des utilisateurs de téléphones
mobiles, quelles que soient les conditions d’utilisation : signal utilisé,
bonne ou mauvaise réception, mode d’usage (appel, chargement de données, etc.) »
En outre, l’ANSES recommande de limiter l’exposition des
enfants aux champs électromagnétiques, d’une part par un usage modéré des
technologies utilisant des radiofréquences, mais également en étendant la réglementation
visant à réguler l’exposition de la population générale aux champs
électromagnétiques, notamment à l’ensemble des dispositifs émetteurs de champs
électromagnétiques destinés à être utilisés à proximité ou par les enfants.
Le CVF espère à présent que cet avis sera rapidement
suivi des mesures de gestion qui s’imposent.
jeudi 16 juin 2016
Electro compatibilité de la téléphonie mobile et des dispositifs médicaux
L'ANSES vient de rendre public le 13 juin, son rapport concernant la compatibilité électromagnétique de la téléphonie mobile par rapport aux dispositifs médicaux. La saisine de l'Agence portait sur les risques de perturbations électromagnétiques susceptibles d'être engendrées par l'usage du téléphone portable au sein de l’hôpital.
L'ANSES a donc porté son expertise vis à vis des dispositifs électriques et électroniques utilisés dans le cadre de soins hospitaliers, mais également par rapport aux dispositifs implantables de type pacemaker ou neurostimulateurs, que les patients portent de manière continuelle en dehors de l’hôpital.
Au sein de l’hôpital il semble nécessaire d'aménager différentes zones, selon la présence ou non d'appareils plus ou moins sensibles aux perturbations électromagnétiques. A savoir des zones d'utilisation possible des portables, des zones d'usage restreint, c'est à dire à bonne distance des dispositifs médicaux, et enfin des zones d'usage strictement interdit, comme dans les unités de soins intensifs.
S'agissant des dispositifs médicaux implantables actifs, il est particulièrement intéressant de noter la constatation à la page 5 de l'avis :
"On notera par ailleurs que des données récemment disponibles concernant l’exposition liée aux téléphones mobiles placés près du corps, fournies par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), ont mis en évidence des niveaux de débit d’absorption spécifique (DAS) très élevés. Les tests de conformité des téléphones prévus par la réglementation (décret n° 2002-775) sont en effet réalisés dans des situations de pire cas d’émission (puissance maximale), mais selon les conditions prévues par les constructeurs, qui préconisent d’éloigner le téléphone lorsqu’il est placé près du corps (en-dehors de la tête) à une distance variant entre 5 et 25 mm. Lorsque des mesures sont réalisées au contact, c’est-à-dire dans des circonstances d’utilisation raisonnablement prévisibles, le DAS de la grande majorité des téléphones dépasse la valeur de 2 W/kg, et souvent même 4 W/kg, pour atteindre, pour certains, plus de 7 W/kg. Les niveaux de champ électrique internes, lorsque le DAS est si élevé, sont forts, renforçant la probabilité d’interférences avec des dispositifs médicaux implantés.
Les résultats des nombreuses études de provocation réalisées entre les dispositifs médicaux hospitaliers et les systèmes de communication sans fil, le plus souvent dans des conditions de pire-cas d’exposition, sont relativement homogènes. Toutes les études analysées dans le rapport d’expertise font état de perturbations des différents appareils médicaux testés exposés à des téléphones mobiles, avec des niveaux de gravité variables. Plus les puissances des sources radiofréquences sont élevées, plus les perturbations sont observées à grande distance, parfois jusqu’à 5 m de la source d’émission. La plupart des auteurs note une plus grande sensibilité des dispositifs médicaux aux plus basses fréquences de la téléphonie mobile (autour de 900 MHz) et aux téléphones de deuxième génération, qui sont les appareils les plus puissants. Parmi les dispositifs médicaux sensibles aux interférences pouvant conduire à une mise en défaut, on peut citer les pousse-seringues et, plus largement, les DM utilisés en unités de soins intensifs. Les systèmes de monitoring et d’enregistrement peuvent, pour leur part, voir leur enregistrement modifié lors de la réception ou du passage d’un appel à proximité du matériel (50 cm) et en même temps que l’examen. Cette modification pourrait être source d’erreurs médicales."
Toujours s'agissant des dispositifs médicaux implantables actifs, l'Agence conclut, page 13 :
"Concernant les dispositifs médicaux implantables actifs, la rapide évolution technologique des téléphones mobiles notamment, et de façon plus générale de l’environnement électromagnétique proche, fait apparaître la possibilité de situations d’exposition non contrôlées à des niveaux élevés, comme en témoignent les mesures effectuées notamment en 2015 par l’Agence nationale des fréquences sur des téléphones mobiles, dont le débit d’absorption spécifique (DAS), lorsque le téléphone est au contact du corps, a été mesuré jusqu’à 7 W/kg. Dans ces conditions, les champs électriques internes peuvent dépasser les niveaux d’« immunité » de certains dispositifs médicaux implantables. L’Agence recommande donc aux porteurs de dispositifs médicaux implantés actifs critiques de veiller à en éloigner les sources d’exposition les plus fortes (téléphones mobiles)..."
La question que nous nous posons est de savoir comment un patient porteur de ce type de dispositif peut parvenir à se préserver de ce type de perturbations alors même que les sources de radiofréquences ne cessent de se multiplier, favorisant ainsi le risque de situation de cumul et de sur-exposition ?
Vous pourrez consulter le rapport complet de l'ANSES en cliquant sur le lien suivant : https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2011SA0211Ra.pdf
L'ANSES a donc porté son expertise vis à vis des dispositifs électriques et électroniques utilisés dans le cadre de soins hospitaliers, mais également par rapport aux dispositifs implantables de type pacemaker ou neurostimulateurs, que les patients portent de manière continuelle en dehors de l’hôpital.
Au sein de l’hôpital il semble nécessaire d'aménager différentes zones, selon la présence ou non d'appareils plus ou moins sensibles aux perturbations électromagnétiques. A savoir des zones d'utilisation possible des portables, des zones d'usage restreint, c'est à dire à bonne distance des dispositifs médicaux, et enfin des zones d'usage strictement interdit, comme dans les unités de soins intensifs.
S'agissant des dispositifs médicaux implantables actifs, il est particulièrement intéressant de noter la constatation à la page 5 de l'avis :
"On notera par ailleurs que des données récemment disponibles concernant l’exposition liée aux téléphones mobiles placés près du corps, fournies par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), ont mis en évidence des niveaux de débit d’absorption spécifique (DAS) très élevés. Les tests de conformité des téléphones prévus par la réglementation (décret n° 2002-775) sont en effet réalisés dans des situations de pire cas d’émission (puissance maximale), mais selon les conditions prévues par les constructeurs, qui préconisent d’éloigner le téléphone lorsqu’il est placé près du corps (en-dehors de la tête) à une distance variant entre 5 et 25 mm. Lorsque des mesures sont réalisées au contact, c’est-à-dire dans des circonstances d’utilisation raisonnablement prévisibles, le DAS de la grande majorité des téléphones dépasse la valeur de 2 W/kg, et souvent même 4 W/kg, pour atteindre, pour certains, plus de 7 W/kg. Les niveaux de champ électrique internes, lorsque le DAS est si élevé, sont forts, renforçant la probabilité d’interférences avec des dispositifs médicaux implantés.
Les résultats des nombreuses études de provocation réalisées entre les dispositifs médicaux hospitaliers et les systèmes de communication sans fil, le plus souvent dans des conditions de pire-cas d’exposition, sont relativement homogènes. Toutes les études analysées dans le rapport d’expertise font état de perturbations des différents appareils médicaux testés exposés à des téléphones mobiles, avec des niveaux de gravité variables. Plus les puissances des sources radiofréquences sont élevées, plus les perturbations sont observées à grande distance, parfois jusqu’à 5 m de la source d’émission. La plupart des auteurs note une plus grande sensibilité des dispositifs médicaux aux plus basses fréquences de la téléphonie mobile (autour de 900 MHz) et aux téléphones de deuxième génération, qui sont les appareils les plus puissants. Parmi les dispositifs médicaux sensibles aux interférences pouvant conduire à une mise en défaut, on peut citer les pousse-seringues et, plus largement, les DM utilisés en unités de soins intensifs. Les systèmes de monitoring et d’enregistrement peuvent, pour leur part, voir leur enregistrement modifié lors de la réception ou du passage d’un appel à proximité du matériel (50 cm) et en même temps que l’examen. Cette modification pourrait être source d’erreurs médicales."
Toujours s'agissant des dispositifs médicaux implantables actifs, l'Agence conclut, page 13 :
"Concernant les dispositifs médicaux implantables actifs, la rapide évolution technologique des téléphones mobiles notamment, et de façon plus générale de l’environnement électromagnétique proche, fait apparaître la possibilité de situations d’exposition non contrôlées à des niveaux élevés, comme en témoignent les mesures effectuées notamment en 2015 par l’Agence nationale des fréquences sur des téléphones mobiles, dont le débit d’absorption spécifique (DAS), lorsque le téléphone est au contact du corps, a été mesuré jusqu’à 7 W/kg. Dans ces conditions, les champs électriques internes peuvent dépasser les niveaux d’« immunité » de certains dispositifs médicaux implantables. L’Agence recommande donc aux porteurs de dispositifs médicaux implantés actifs critiques de veiller à en éloigner les sources d’exposition les plus fortes (téléphones mobiles)..."
La question que nous nous posons est de savoir comment un patient porteur de ce type de dispositif peut parvenir à se préserver de ce type de perturbations alors même que les sources de radiofréquences ne cessent de se multiplier, favorisant ainsi le risque de situation de cumul et de sur-exposition ?
Vous pourrez consulter le rapport complet de l'ANSES en cliquant sur le lien suivant : https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2011SA0211Ra.pdf
lundi 13 juin 2016
Linky, les mesures de champs
L'ANFR a procédé à des mesures de champs électromagnétiques liés au compteur Linky. Mais ces mesures n'ont concernées qu'un type d'échange, celui du concentrateur vers le compteur. Les mesures de rayonnement en situation réelle, dans un habitat avec différents types d’équipements domestiques doivent faire l'objet d'un second volet. De même, s'agissant des échanges du concentrateur vers le centre de contrôle.
L'inquiétude sur l'impact réel du CPL lié au Linky dans un lieu de vie demeure donc, et ce d'autant plus que le Criirem tire le signal d'alarme sur la valeur des premiers résultats publiés par l'ANFR, censément être "le gendarme des ondes"
Lien vers l'alerte du Criirem : http://www.criirem.org/autres-emetteurs/alerte-compteurs-linky-anfr
Lien vers le rapport de l'ANFR : http://www.anfr.fr/fileadmin/mediatheque/documents/expace/2016-05-30_Rapport_technique_compteur_vdef2.pdf
L'inquiétude sur l'impact réel du CPL lié au Linky dans un lieu de vie demeure donc, et ce d'autant plus que le Criirem tire le signal d'alarme sur la valeur des premiers résultats publiés par l'ANFR, censément être "le gendarme des ondes"
Lien vers l'alerte du Criirem : http://www.criirem.org/autres-emetteurs/alerte-compteurs-linky-anfr
Lien vers le rapport de l'ANFR : http://www.anfr.fr/fileadmin/mediatheque/documents/expace/2016-05-30_Rapport_technique_compteur_vdef2.pdf
mercredi 11 mai 2016
Linky, les questions !
Notre association commence
à avoir des appels d’abonnés à l’électricité qui s’inquiètent de l’arrivée
prochaine des compteurs Linky, aussi, nous publions un article sur le sujet. Sachez
en parallèle, que nous avons déjà envoyé
un rapport à la Mairie de Vincennes sur ce sujet.
Nous ne sommes pas en
mesure de trancher sur l’étendue de l’impact sanitaire de Linky par rapport,
par exemple, à l’exposition aux ondes du wifi des voisins en zone urbaine
dense. Toutefois, nous restons une association vigilante face à cette arrivée
massive de nouvelles fréquences, non choisies, qui viennent se cumuler à notre environnement
déjà bien chargé….
Notre état des lieux
des questionnements :
Le déploiement des
compteurs communicants est posé comme principe directeur par l’Union Européenne aux moyens d’une directive de 2009 imposant aux Etats Membres
d’équiper, au moins 80 % des foyers d’ici 2020. Cette dirNotre association commence
à avoir des appels d’abonnés à l’électricité qui s’inquiètent de l’arrivée
prochaine des compteurs Linky, aussi, nous publions un article sur le sujet.
Sachez en parallèle, que nous avons déjà
envoyé un rapport sur le sujet à la Mairie de Vincennes sur ce sujet.
Nous ne sommes pas en
mesure de trancher sur l’étendue de l’impact sanitaire de Linky par rapport,
par exemple, à l’exposition aux ondes du wifi des voisins en zone urbaine
dense. Toutefois, nous restons une association vigilante face à cette arrivée
massive de nouvelles fréquences qui viennent se cumuler à notre environnement
déjà bien chargé….ective a été entérinée en
droit français par décret en 2010, puis appuyée par la loi de transition énergétique
du 18 aout 2015 qui apporte de larges modifications au Code de l’Energie. La directive de 2009 impose « la mise en place de systèmes intelligents de mesures qui favorisent la
participation active des consommateurs au marché de la fourniture
d’électricité. La mise en place de tels systèmes peut être subordonnée à une
évaluation économique à long terme de l’ensemble des coûts et bénéfices pour le
marché et pour le consommateur… »
L’Allemagne, suite à un
audit sur les bénéfices de ces compteurs, a décidé de n’équiper qu’une fraction
minime des abonnés les plus consommateurs d’énergie. La Belgique semble ne pas
souhaiter déployer de tels compteurs.
Les abonnés ne sont pas
censés avoir le choix, puisque leur contrat les oblige à accepter les
évolutions technologiques adoptées par leur fournisseur d’énergie. Toutefois,
après de longues tergiversations sur le sujet par nos instances
représentatives, le principe d’une amende pour refus a été abandonné !
L’abonné est donc contraint d’accepté Linky, mais non puni s’il s’y oppose….
Ces compteurs communicants
font l’objet d’un grand nombre de questions tant du point de vue de la santé,
que de l’aspect développement durable et les nombreux articles parus dans la
presse sur le sujet, annonçant à la fois tout et son contraire ne facilitent
pas l’appréhension des enjeux autour de ces compteurs.
Les principales interrogations
face aux compteurs électrique Linky :
-
Le CPL ( Courant
Porteur en Ligne), la question des radiofréquences : Le fonctionnement du Linky, oblige, pour assurer sa
fonction communicante, à injecter dans le réseau électrique des abonnés, avec pour
porteur le courant alternatif habituel (50 Hertz), des signaux de radiofréquences
( dans une bande de 9 à 150 KiloHertz). L’inquiétude résidant dans le fait que
les réseaux électriques habituels ne sont pas conçus pour véhiculer ce type de
fréquences et ne sont donc pas blindés en conséquence. Le CPL pourrait, de ce
fait, rayonner sur l’intégralité du réseau électrique et appareils branchés, à
l’intérieur même de l’habitat. Nous parlons bien de rayonnement et non pas
d’émission (différence entre les antennes-relais ou le wifi, conçus pour émettre des informations à distance, et
le CPL, ou même l’électricité, qui rayonnent
autour d’eux-mêmes). Le Criirem recommande pour le CPL, une distance de
prévention de 2 mètres de la source, ce
qui est énorme dans un habitat.
C’est
le premier niveau de communication du compteur Linky.
L’ANSES
a été saisie sur la question de l’impact sanitaire de ce rayonnement mais son
avis n’est attendu que lorsque le déploiement sera déjà bien engagé.
Le
deuxième niveau de communication dirige le CPL vers un concentrateur, installé généralement
dans un poste de transformation. Le concentrateur communique quant à lui les
données collectées via les ondes de
téléphonie mobile, vers un centre de
gestion du distributeur d’énergie. La nécessité de concentrateurs
supplémentaires par rapport au nombre de postes de transformation actuels est
probable compte tenu de l’afflux de données). Ces communications seront multi-quotidiennes,
puisque EDF se targue d’un suivi de la consommation en temps réel, impliquant
des milliards de communications par ce biais…. Dans les zones qui ne seraient
pas assez couvertes, il est prévu des
relais supplémentaires communicants (à la fois concentrateurs supplémentaires,
mais également relais des opérateurs de téléphonie mobile).
-
La
sécurité : Un
risque majoré d’incendie aurait été dénoncé comme peut être lié à
l’installation de ces compteurs. Plusieurs cas ont été rapportés dans les zones
de test de Linky (Indre et Loire et région Lyonnaise). Et, même si on ne peut pas faire un véritable
parallèle compte tenu des caractéristiques techniques différentes, plusieurs
provinces du Canada ont demandé le retrait de compteurs intelligents, en lien
avec des problèmes d’incendie.
Il
est vrai que les conditions générales de vente d’EDF rendent difficile la
charge de la preuve quant à une responsabilité en cas d’incendie… De plus, un
incendie ayant pour point de départ un élément au-delà du point de sortie du
compteur relève de la responsabilité du client si son installation ne
correspond pas à la norme NF C15-100 ( article 9 des CGV : « L’installation
électrique intérieure du client commence aux bornes de sortie du disjoncteur de
branchement. Elle est placée sous la responsabilité du client. Elle doit avoir
été réalisée conformément aux textes et normes en vigueur, en particulier la
norme NF C15-100 disponible auprès de l’AFNOR. » Norme dont les
dispositions sont vendues pour la somme de 353,53 euros hors taxe sur le site
de l’AFNOR…. Nous craignons que beaucoup d’habitats de par leurs constructions
anciennes, n’aient pas toujours fait l’objet systématiquement de mise aux
normes ….
Il
est important de rappeler que les dommages, de toute nature, causés par les
champs électromagnétiques, sont exclus des garanties des assureurs car le
risque est estimé trop élevé par les compagnies de réassurance. De fait, en
matière de sécurité, la question centrale est de savoir à qui incombe la
responsabilité et surtout l’indemnisation d’un dommage causé par l’ajout de radiofréquences
sur le réseau électrique interne d’une habitation, d’une entreprise… ? La
logique veut qu’il s’agisse dans ce cas du concessionnaire, toutefois si la
solvabilité du concessionnaire venait à défaillir (la santé financière d’ERDF est pour le moins mitigée…), la responsabilité
de la collectivité concédante peut être engagée à titre subsidiaire.
En
matière de sécurité toujours, il existe bien évidemment la question de risque
de recrudescence de cas de personnes devenant électro hypersensibles et/ou de
personne électro hypersensibles déjà déclarées, ne pouvant plus supporter leur
habitat à la suite de ce type d’installation. A noter que la Suède a déjà
favorisé le retrait de compteurs communicants sur son territoire, chez les
personnes électro hypersensibles qui ne le toléraient pas. Dans un autre registre, sont fréquemment soulevés
les risques d’atteinte à la vie privée, puisque l’observation des données très
complètes de consommation permet de savoir en temps réel si une habitation est
vide ou occupée et de combien de personnes…
Les risques de cyber-criminalité, hacking, cyber-terrorisme sont accrus. Ce sujet ne relève pas de nos compétences,
mais est fréquemment sur le devant de la scène.
-
Le
développement durable : Le déploiement de ces nouveaux compteurs
électriques est estimé pour un coût a minima de 5 milliards d’euros ( le coût
est déjà revu à la hausse alors que le déploiement ne fait que débuter, on s’orienterait plutôt
vers 7 à 8 milliards d’euros ), pour changer plusieurs milliers de compteurs dont
la plupart sont actuellement en parfait état de fonctionnement et dont la
filière de recyclage ne devrait concerner que les seuls les compteurs
véritablement hors service…
Il
semblerait que les compteurs actuels ont une durée de fonctionnement d’environ
40 ans voire 60 ans, alors que les compteurs Linky ne sont censés fonctionner
que 20 ans, leur haute technicité les rendant plus vulnérables à l’obsolescence….
Les
zones test ainsi que les premiers compteurs installés, montrent que le compteur
« intelligent » semble disjoncter particulièrement vite dès lors que
la puissance consommée dépasse de peu la puissance contractuellement souscrite.
L’UFC-Que choisir a tiré le signal d’alarme sur ce point il y a déjà plusieurs
semaines. La réponse apportée par EDF à ce jour aux abonnés concernés est
d’augmenter la puissance souscrite, et donc l’abonnement qui va avec…
Une
étude menée par l’ADEME à l’international, dans des foyers équipés de compteurs
« intelligents » montre une légère baisse de consommation de maximum 10%
les tout premiers mois de l’installation car tout le monde scrute cette
nouvelle fonctionnalité de suivre sa consommation énergétique en direct, puis,
très vite, il est constaté un retour à la consommation initiale en 6 mois
maximum.
Dans
la zone test du Grand Lyon, un abonné sur 5 seulement a pris le temps de se
connecter au service pour suivre sa consommation.
A
terme, l’économie d’énergie escomptée grâce à la mise en place de ces
compteurs, est estimée à 1, voire 1,5%....
Liens vers d’autres sites
tirant le signal d’alarme ( à titre informatif) :
-
http://www.robindestoits.org/CYBERACTION-Dites-NON--au-compteur-Linky-Appel-pour-des-technologies-securisees-filaires-Robin-des-Toits-18-12-2015_a2359.html
mercredi 20 janvier 2016
Charte de la Ville de Vincennes
Le Comité Local de Concertation sur les ondes
électromagnétiques de la Ville de Vincennes qui figurait parmi les actions de l’Agenda
21, a vu le jour en 2011. Depuis cette date le CVF a travaillé avec la Ville et
les opérateurs de téléphonie mobile, au sein de ce Comité, à identifier, corriger, les points atypiques,
et à mener une réflexion avec les différents participants pour un déploiement
harmonieux de la téléphonie mobile sur le territoire de la commune. Notre
association prenant évidemment le soin d’être particulièrement attentive à
chaque projet de nouvelle implantation ou projet modificatif d’une implantation
existante. Le mode de fonctionnement du Comité étant basé sur la transparence
et une information réciproque des parties prenantes, nous avions le souhait depuis
plusieurs années d’entériner ce fonctionnement par une Charte. C’est aujourd’hui
chose faite.
Après de longues négociations avec les opérateurs autour
des termes de cette Charte au sein du Comité, la Ville de Vincennes a adopté ce
texte à l’unanimité lors du Conseil Municipal du 16 décembre dernier.
Ce jour, mercredi 20 janvier 2016, avait lieu, en Mairie,
la signature de cette Charte en présence du Maire, Monsieur Laurent Lafon et des représentants des quatre opérateurs de téléphonie mobile.
Le CVF se félicite de cette étape importante pour la
suite de nos actions au sujet des ondes dans notre Ville.
Libellés :
antennes-relais,
Radiofréquences,
téléphonie mobile
lundi 8 juin 2015
Ecole Numérique Sans Onde WIfi
Nous vous invitons à consulter le blog du collectif Ecole Numérique Sans Onde Wifi regroupant des professeurs et parents d’élèves qui s'engagent vers une école numérique utilisant le système filaire afin de ne pas exposer les enfants aux ondes Wifi au sein des écoles.
Lien vers ce blog : http://ecole-numerique-sans-wifi.blogspot.fr/
dimanche 8 mars 2015
Conférence sur les perturbateurs endocriniens
Conférence-débat : Bisphénol A, phtalates… : perturbateurs endocriniens, comment les éviter au quotidien ?
Le CVF a le plaisir de vous convier à une conférence-débat sur le sujet des perturbateurs endocriniens le 28 mars 2015 dans le cadre des Journées du Développement Durable à Vincennes.
Cette conférence sera animée, à notre invitation, par Monsieur André Cicolella, chimiste, toxicologue et chercheur en santé environnementale.
Samedi 28 mars à 15h
Salle Robert Louis, Cœur de Ville, 98 rue de Fontenay à Vincennes
jeudi 29 janvier 2015
Le principe de sobriété adopté
Ce jour, 29 janvier 2015, le Parlement a
définitivement adopté la « Loi relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière
d'exposition aux ondes électromagnétiques
»
Ce texte de loi, introduit pour la première fois en droit français, la nécessité
d’une sobriété vis-à-vis des expositions à ces ondes. Le CVF se réjouit de
cette première avancée législative qui s’inscrit dans la démarche que nous
menons depuis plusieurs années.
Vous retrouverez plus d’éléments d’information sur le champ de cette nouvelle loi dans cet article de presse en cliquant ici : http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/01/29/une-loi-pour-encadrer-l-exposition-aux-ondes_4565339_3244.html
Sachez également que nous aurons l’occasion d’exposer
brièvement le travail que nous menons à Vincennes sur ce sujet des ondes-électromagnétiques,
lors de la soirée de lancement de l’Acte II de l’Agenda 21 de la Ville de
Vincennes
Invitation de la Mairie :
Vous êtes tous invités Mardi 10
février 2015 à 19h30 au Cœur de Ville de Vincennes pour célébrer le
lancement de l’Acte II de l’Agenda 21.
Qu’est-ce que l’Agenda 21 ? Un
programme d’actions pour le développement durable qui s’élabore avec la ville
et ses habitants pendant 1,5 ans et qui est mis en œuvre pendant 5 ans.
Vincennes s’est lancée en 2009 pour la première fois dans cette démarche,
et aujourd’hui la renouvelle !
Cette soirée festive sera l'occasion de :
·
Rencontrer des vincennois engagés dans l’Acte I (économies
d'énergies, biodiversité, insertion sociale, santé, campagnes de
sensibilisation)
·
Imaginer le Vincennes de 2020 avec deux experts du
développement durable (Anne-Sophie Novel et Jean-Claude Levy)
·
Donner votre ressenti sur le Vincennes durable (stand
"Porteur de paroles")
·
Partager un moment convivial et musical autour d’une disco-salade(portée
par des volontaires vincennois) et d’un buffet 100 % bio !
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