L’Anses (Agence Nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail), suite à l’examen des 2 études précédemment présentées, estime qu’il n’y a pas lieu de réévaluer l’aspartame sur le plan toxicologique. Toutefois, nous notons qu' elle a annoncé le 15 mars dernier que « ces questions s’inscrivent dans le cadre d’interrogations récurrentes relatives à l’intérêt des usages ainsi que de la caractérisation des bénéfices et des risques nutritionnels des édulcorants autorisés. Dans ce contexte, l’Anses mettra en place prochainement un groupe de travail chargé d’évaluer les bénéfices et les risques nutritionnels des édulcorants et la nécessité éventuelle d’élaboration de recommandations pour les populations les plus concernées. »
L’évaluation bénéfices/risques nutritionnels portera donc plus largement, au delà de l'aspartame, sur les édulcorants intenses, et l’éventualité d’élaborer des recommandations envers des populations sensibles (possiblement femmes enceintes) qui pourraient être identifiées durant ce travail.
Le Collectif Vigilance Franklin, ou CVF, est une association de santé-environnement
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lundi 21 mars 2011
mardi 25 janvier 2011
Aspartame suite

Le CVF s’est rendu à la conférence sur le sujet de la nécessité de réévaluer l’aspartame, organisée par le RES vendredi 21 janvier à la Faculté de Médecine à Paris à l’occasion du passage à Paris du Dr Morando Soffritti.
Le Dr Morando Soffritti, directeur scientifique de l’Institut Ramazzini de Bologne a présenté un bilan des différentes études menées à l’Institut sur l’aspartame. L’Institut Ramazzini est un institut de recherche en cancerologie environnementale conduisant des études toxicologiques depuis près de 50 ans, et à l’origine de la découverte de substances cancérogènes comme le chlorure de vinyle ou le formaldehyde.
L’aspartame, édulcorant intense de synthèse, est présent dans plus de 6 000 produits de consommation courante, de la boisson light, en passant par certains yaourts allégés, les chewing-gums, ainsi que dans bon nombre de médicaments.
La dose journalière admissible, est actuellement en France de 40 milligrammes d’aspartame par kilo de poids corporel. Or, la récente étude présentée conclue à des effets cancérogènes sur l’animal avec une exposition à l’aspartame proche de celle qu’un humain peut consommer. Les expérimentations du Dr Soffritti sur le rongeur montrent un effet lié à la quantité d’aspartame consommée, mais également une relation de l’apparition précoce de certains cancers avec une exposition pendant la vie fœtale via l’alimentation de la mère.
Cette actualité fait écho à la publication de l’étude épidémiologique danoise portant sur près de 60 000 femmes enceintes mettant en évidence l’accroissement de risque de prématurité de 38 % dès la consommation journalière d’une canette de soda à l’aspartame, et l’augmentation de prématurité 78 % avec 4 canettes ou plus.
Il est à noter qu’outre le faisceau d’indications d’un risque lié à la consommation d’aspartame, cet édulcorant n’apporte pas la preuve d’un bénéfice dans la gestion du poids, pour autant cet édulcorant est consommé régulièrement par 200 millions de personnes dans le monde.
mardi 18 janvier 2011
Point sur l'aspartame

L’aspartame, édulcorant largement utilisé dans divers produits de consommation courante (boissons dites « light », médicaments,…) génère régulièrement des doutes quant à son innocuité depuis de nombreuses années. Deux études récentes viennent alourdir encore le poids de cette suspicion. D’une part une étude épidémiologique danoise concernant une relation entre la consommation de boissons édulcorées et le risque d'accouchement prématuré, et d’autre part, une étude de l'European Foundation of Oncology and Environnemental Sciences « B Ramazzini » de Bologne sur la souris concernant un lien entre aspartame et certaines tumeurs.
L’Anses ( Agence Nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a d’ores et déjà annoncé qu’elle allait examiner ces études dans le cadre de sa veille permanente.
Le Professeur Jean-François Narbonne (professeur de toxicologie alimentaire à l’université de Bordeaux) appelle à cesser la consommation d’aspartame, soulignant également la nécessité de faire évoluer la méthodologie des tests officiels d’homologation des produits alimentaires :
http://www.francesoir.fr/actualite/sante/pr-narbonne-%E2%80%9Carretez-consommer-l%E2%80%99aspartame%E2%80%9D-64513.html
De son côté, l’Association Internationale pour les Edulcorants rappelle que l'aspartame est d'« Une innocuité constamment réaffirmée par les autorités sanitaires depuis plus de 20 ans »
Le RES (Réseau Environnement Santé), dont le CVF est membre, organise ces jours-ci une conférence ayant pour titre « REEVALUER LES RISQUES DE L’ASPARTAME » à l’occasion du passage du Dr Morando Soffriti à Paris. Conférence à laquelle assistera le CVF. Le Dr Morando Soffriti est l’auteur avec l’équipe du Centre de Recherche sur le Cancer Ramazzini de Bologne, en décembre dernier, dans la revue de référence American Journal of Industrial Medicine, d’une 3eme publication, mettant en évidence un effet cancérogène de l’aspartame.
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